Gibraltar

     Le soleil n’était pas encore levé quand nous sommes arrivés à Gibraltar, tôt ce matin. Le trafic dense de cargos, pétroliers, remorqueurs et bateaux de pêche offrait un spectacle de lumière envoûtant. Cette situation fut l’occasion pour l’équipage de remettre en pratique le RIPAM (Le Règlement international pour prévenir les abordages en mer).

A bord, je suis équipé de trois postes de barre munis chacun de deux écrans Simrad : deux au flybridge et un dans le carré. Avec eux, le skipper peut facilement surveiller le trafic maritime depuis le carré où le flybridge. Il peut ainsi repérer tous les obstacles grâce à une visibilité de 360 degrés, disponible à chacun des postes. Ceci nous permet de naviguer en toute confiance malgré le trafic. La bonne route est de se positionner assez loin de la côte pour éviter les forts courants contraires tout en restant en marge du trafic maritime.

Une fois notre cap déterminé, nous avons commencé à aborder la partie la plus étroite du détroit, le point le plus proche entre l’Europe et le continent africain, et c’est à ce moment-là que le soleil a décidé de se lever sur les montagnes du Maroc. Inutile de vous dire que tout l’équipage était éveillé pour vivre ce passage vers l’océan Atlantique.

Après avoir traversé le dispositif de séparation du trafic et en évitant les quelques derniers navires, nous avons fixé notre cap sur les îles Canaries.

Comme le temps se réchauffait nettement dès le passage de Casablanca, les coussins extérieurs ont été installés sur le flybridge, alors que vent de Nord-Ouest et la houle me poussait  en douceur. Espérons que c’était un prélude des conditions que nous allons rencontrer pendant la traversée.

Laissant derrière nous le froid et la circulation côtière animée, un sentiment de détente commence à s’installer à bord. Cette ambiance se confirme avec le son d’une guitare ou une partie de cartes lancée pendant que d’autres font la sieste au soleil.

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     The sun was not up yet when we arrived at Gibraltar early this morning. The dense traffic of cargo ships, tankers, tug boats and fishing boats offered a mesmerizing light show and was a chance for the crew to brush up on their Colregs (The International Regulations for Preventing Collisions at Sea). I have three helming stations each equipped with two Simrad screens : two on the flybridge and one in the saloon. With these, the skipper can easily monitor the shipping traffic from the saloon and the flybridge as well as spot any other obstacle thanks to the 360 degree visibility available at each of these stations, allowing us to sail confidently even in this traffic. We had to find the right course to be far enough from the coast and avoid the strong currents running against us while staying clear of the shipping traffic.

Once our heading was set, we began to approach the narrowest part of the straight and the closest point between Europe and the African continent as the sun came up over the mountains of Morocco. The whole crew was awake to witness their passage into the Atlantic ocean.

After crossing the traffic separation scheme and dodging the last few ships our course was set on the Canary Islands.

As we passed Casablanca, the weather was becoming noticeably warmer, the exterior cushions were put out on the flybridge, and the Northwesterly wind and swell were pushing me along smoothly. Hopefully this is a prelude of the conditions we will experience during the crossing.

Now out of the cold weather and busy coastal traffic, a sense of relaxation is beginning to settle on board as I hear the sound of guitar and card games being played while others are napping in the sunshine.